Nutrition, Sport

La course à pied et les tendinites

La course à pied et les tendinites, un couple inséparable pour certains !

Et si c’était, outres les sollicitations mécaniques, aussi une question d’alimentation et de mode de vie ?

On le sait, la surcharge mécanique de l’appareil musculo-squelettique est en lien direct avec les tendinites. Mais peut-être sait-on moins que l’alimentation et le mode de vie a un rôle important.

L’acide urique, le suspect n°1 !

La tendinite est principalement soignée sans se soucier de son origine. Il serait préférable d’identifier mieux la source pour éviter le repos forcé. Un suivi de l’évolution du taux sanguin d’acide urique (composé qui résulte de la dégradation purines trouvant sa source dans les protéines animales). La concentration sanguine d’acide urique dépend alors des apports mais aussi de la capacité des reins à éliminer ! Celles et ceux qui souffrent de tendinopathies devraient vérifier par une prise de sang (à jeun) qu’ils ne présentent pas une hyper-uricémie, c’est à dire une trop forte concentration d’acide urique dans le sang. La cause ? très souvent, l’origine d’un excès d’acide urique trouve son origine dans les excès alimentaires ! notamment chez les amateurs de viande et d’alcool. Attention cependant, se mettre à courir pour perdre du poids tout en se privant au niveau alimentaire peut faire grimper le taux d’acide urique dans le sang ! la solution ? soyez progressif ! (maximum 1 kg par mois). C’est l’histoire du lièvre et de la tortue…

Chez le sportif, c’est souvent la déshydratation liée aux efforts longs et sous forte chaleur qui peut être un facteur déclenchant. Et les sprinters alors ? ils sont aussi concernés ! Après 400 mètres de sprint, les concentrations d’acide urique tutoient les sommets (épuisement des stocks d’ATP + production de purines).

Un milieu acide favorise les dépôts. Quelques règles alimentaires en phase de récup’ s’imposent, mais pas seulement. Un retour au calme progressif semble prévenir le dépôt de cristaux d’acide urique sur les zones du corps les plus rapidement froides (tendon d’Achille par exemple). Le retour au calme permet aussi de consommer les lactates, ce qui libère l’organisme pour l’élimination de l’acide urique. Quant à l’alimentation post effort, évitez les aliments acidifiants (fromage, charcuterie, viande, café, alcool, soda…) et choisissez plutôt les aliments basiques (eau gazeuse, fruits, légumes verts, pain de blé complet, …). Oubliez les produits à base de fructose et buvez beaucoup d’eau ! et évitez la bière et les alcools… Santé !

Chez le sportif, c’est souvent la déshydratation liée aux efforts longs et sous forte chaleur qui peut être un facteur déclenchant.

Sources :

  • Guide nutritionnel des sports d’endurance, Denis Riché (2eme ed.) Ed. Vigot.
  • Micronutrition, santé et performance,  Denis Riché et Dr Didier Chos, Ed. De Boeck

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